Guerre en Ukraine - Vers une rencontre Trump-Poutine-Zelensky ? Le Kremlin pose ses conditions
Guerre en Ukraine – Vers une rencontre Trump-Poutine-Zelensky ? Le Kremlin pose ses conditions

Ce mercredi, le Kremlin a conditionné à des « accords concrets » toute possibilité immédiate d’une rencontre trilatérale entre les présidents russe Vladimir Poutine, américain Donald Trump, et ukrainien Volodymyr Zelensky, évoquée la veille par ce dernier. « Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son point presse quotidien.

Zelensky se dit prêt à « tout format »

C’est le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a relancé l’idée, lors d’une conférence de presse à Kiev. Devant les journalistes ukrainiens et étrangers, il a exprimé sa volonté d’ouvrir la voie à un dialogue direct, même si les conditions de Moscou rendent cette perspective encore lointaine. « Nous sommes prêts au format Trump-Poutine-moi », a affirmé le président ukrainien. « Si Poutine n’est pas à l’aise avec une réunion bilatérale, ou si tout le monde souhaite une réunion trilatérale, cela ne me dérange pas. Je suis prêt à tout format. »

Des négociations au point mort

Le président américain Donald Trump a exprimé sa détermination à mettre fin rapidement à l’offensive russe en Ukraine, qui dure depuis plus de trois ans. Il a adopté une attitude ambivalente envers Vladimir Poutine, mêlant gestes de rapprochement et signes d’irritation, tout en critiquant vivement Volodymyr Zelensky.

Ces derniers jours, il a adopté un ton plus ferme envers Moscou, notamment après des attaques aériennes massives contre l’Ukraine, qualifiant le président russe de « complètement fou ». « Vladimir Poutine ne se rend pas compte que sans moi, la Russie subirait de très graves conséquences, et je veux dire, très graves. Il joue avec le feu! », a-t-il déclaré mardi.

Le porte-parole Dmitri Peskov a refusé de commenter ces déclarations mercredi. Il a remercié Donald Trump pour ses « efforts de médiation », tout en soulignant que la Russie devait protéger « ses propres intérêts ».

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