Frappes meurtrières à Kiev : Zelensky écourte sa visite en Afrique du Sud pour rentrer en urgence
Frappes meurtrières à Kiev : Zelensky écourte sa visite en Afrique du Sud pour rentrer en urgence

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce jeudi matin qu’il rentrait de toute urgence en Ukraine, après une nouvelle vague de frappes russes ayant durement touché Kiev et plusieurs autres villes du pays. Au moins neuf personnes ont été tuées et plus de 70 blessées, dont plusieurs enfants, dans ce qui est considéré comme l’une des attaques les plus violentes contre la capitale depuis plusieurs semaines.

Arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi en Afrique du Sud pour une visite diplomatique, Zelensky a écourté son séjour après un entretien avec son homologue Cyril Ramaphosa. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a déclaré : « J’annule une partie du programme de cette visite et je retournerai en Ukraine immédiatement. Le ministre des Affaires étrangères poursuivra les échanges sur place pour informer pleinement nos partenaires sud-africains. »

Dans la nuit, l’armée russe a lancé une vaste offensive aérienne contre l’Ukraine, tirant selon l’armée de l’air ukrainienne pas moins de 70 missiles et 145 drones sur six régions du pays. Les défenses ukrainiennes affirment avoir intercepté 112 projectiles, mais plusieurs d’entre eux ont atteint des zones résidentielles à Kiev, causant d’importants dégâts matériels et des pertes humaines.

Au moins 9 morts

À Kiev, le maire Vitali Klitschko a confirmé un bilan de neuf morts, revu à la baisse par rapport aux premières estimations, ainsi que 63 blessés, dont 42 hospitalisés, parmi eux six enfants. Le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko, a prévenu que ce chiffre pourrait encore grimper, certains corps étant toujours recherchés sous les décombres.

« La Russie veut nous détruire », a témoigné Olena Davydiouk, une avocate de 33 ans, auprès de l’AFP. « J’ai été réveillée par une explosion. J’ai juste eu le temps de courir dans un abri. Je suis chanceuse d’être encore en vie. »

Un climat tendu

Pour rappel, La veille, Donald Trump a suscité la polémique en accusant Zelensky de bloquer un potentiel accord de paix avec la Russie en raison de sa position ferme sur la Crimée, annexée par Moscou en 2014. « La Crimée est perdue », a-t-il déclaré, estimant qu’un accord était à portée de main si Kiev cessait d’insister sur sa souveraineté sur ce territoire. Zelensky, lui, a rétorqué : « Il n’y a rien à discuter. La Crimée, c’est notre territoire. »

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