Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré lundi qu’il n’existait pas de solution militaire à la question nucléaire, avertissant que toute attaque serait immédiatement suivie d’une riposte équivalente, selon la télévision officielle iranienne.
Araghchi a ajouté : « Ce qui est frappant, c’est l’insolence de (Benjamin) Netanyahou (Premier ministre israélien) en dictant à (Donald) Trump ce qu’il peut ou ne peut pas faire dans sa diplomatie avec l’Iran ». Il a poursuivi : « L’Iran est confiant dans sa capacité à contrecarrer toute tentative d’influence sur sa politique étrangère ».
Le président américain Donald Trump avait déclaré vendredi qu’il était ouvert à une rencontre avec le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, ou avec le président Massoud Pezeshkian, mais il a nié avoir empêché Israël d’attaquer les sites nucléaires iraniens. Il a ajouté que Netanyahou « pourrait mener une guerre (contre l’Iran) », tout en affirmant que Washington « ne se laisserait pas entraîner ».
De son côté, Netanyahou a de nouveau appelé, dimanche, au démantèlement complet de l’infrastructure nucléaire iranienne, alors que Washington et Téhéran mènent des discussions pour parvenir à un accord nucléaire.
Le Premier ministre israélien a déclaré que le seul « bon accord » serait celui qui aboutirait à l’élimination de « toute l’infrastructure » nucléaire.
Depuis longtemps, des responsables israéliens promettent d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire, une position que Netanyahou a une fois de plus réaffirmée.
Israël n’a pas exclu de frapper les installations nucléaires iraniennes dans les mois à venir, mais l’agence Reuters a rapporté, le 19 avril, citant un responsable israélien et deux sources informées, que Trump avait indiqué à Netanyahou que les États-Unis n’étaient pas prêts à soutenir une telle opération pour le moment.
Netanyahou a également déclaré dimanche avoir informé Trump que tout accord nucléaire avec l’Iran devait aussi empêcher Téhéran de développer des missiles balistiques.