La France a officiellement réclamé le départ de la juriste italienne chargée par les Nations unies d’un mandat sur les territoires palestiniens, à la suite d’une intervention réalisée lors d’un forum international au Qatar. Devant les députés, le ministre des affaires étrangères a dénoncé des déclarations jugées inacceptables, estimant qu’elles visaient l’État d’Israël au-delà de la critique politique.
À l’origine de la polémique, une phrase largement diffusée sur les réseaux sociaux attribuait à l’experte l’idée qu’Israël constituerait « l’ennemi commun de l’humanité ». Cette formulation a alimenté des appels à sa révocation, notamment au sein du camp présidentiel, certains élus estimant qu’elle dépassait le cadre de ses fonctions et relevait d’un engagement militant.
Une citation au cœur du débat
Dans la séquence vidéo de la conférence, l’intervenante évoque toutefois un « ennemi commun » sans nommer explicitement l’État israélien. Elle affirme ensuite que cet adversaire serait « le système » ayant permis, selon elle, un « génocide » à Gaza, en citant soutiens financiers, politiques et militaires. Une précision publiée après coup pour contester l’interprétation qui lui est reprochée.
Malgré cette mise au point, Paris maintient sa position, considérant que ces propos s’ajoutent à d’autres prises de parole controversées. L’épisode révèle la sensibilité extrême des débats autour du conflit au Proche-Orient et souligne combien la moindre formulation peut provoquer un affrontement politique à l’échelle internationale.