À moins d’un mois de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP30), la ville amazonienne de Belém, au Brésil, est encore en pleine course contre la montre pour achever les infrastructures destinées à accueillir des dizaines de chefs d’État et des milliers de délégués venus du monde entier.
Sur le site du futur « village des dirigeants », où séjourneront plusieurs chefs d’État, les travaux se poursuivent à un rythme soutenu. Les images aériennes montrent un ensemble de bâtiments encore partiellement en construction, dont un immeuble de trois étages équipé d’un héliport, censé servir de quartier général diplomatique pendant le sommet prévu en novembre.
Les autorités locales assurent que le chantier sera terminé à temps, mais des retards dans la livraison de certaines installations – notamment hôtelières et logistiques – suscitent des inquiétudes. Le gouvernement brésilien a déployé des ressources supplémentaires et mobilisé des entreprises publiques pour accélérer les travaux dans les semaines restantes.
Belém, capitale de l’État du Pará, a été choisie pour symboliser le rôle central de l’Amazonie dans la lutte mondiale contre le changement climatique. La tenue de la COP30 dans cette région vise à attirer l’attention internationale sur la déforestation et les politiques de développement durable en cours au Brésil.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva, qui souhaite faire de ce sommet une vitrine de l’engagement écologique du pays, a déclaré que « Belém sera prête et montrera au monde la beauté et la force de l’Amazonie ». Cependant, les défis logistiques restent considérables : la ville devra accueillir plus de 50 000 participants, dans une région où les infrastructures de transport et d’hébergement sont limitées.
Malgré ces difficultés, les autorités brésiliennes affirment que les préparatifs avancent selon le calendrier révisé et que tous les bâtiments essentiels – y compris les centres de conférences, les zones d’hébergement et les sites de sécurité – seront opérationnels pour le coup d’envoi du sommet, présenté comme le plus important événement climatique jamais organisé en Amérique du Sud.