L’Insee a confirmé ce vendredi 29 août que l’économie française a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre 2025, après un premier trimestre au ralenti (+0,1 %). Une légère embellie, mais qui reste insuffisante pour compenser un contexte économique marqué par la prudence des ménages et le frein à l’investissement.
Une reprise fragile
Selon l’institut, la croissance reste bridée par la faiblesse des moteurs traditionnels de l’économie. La consommation des ménages, pourtant premier levier de l’activité, montre des signes d’essoufflement : en juillet, leurs dépenses en biens ont reculé de 0,3 %, après une hausse de 0,4 % en juin. L’investissement, de son côté, peine à repartir, sur fond de taux d’intérêt encore élevés et de restrictions budgétaires.
Prévisions 2025 en net repli
Dans ses projections, l’Insee table désormais sur une croissance annuelle limitée à 0,6 % en 2025, contre 1,1 % en 2024. Une estimation revue à la baisse qui reflète l’impact des incertitudes internationales, entre tensions commerciales, ralentissement de l’économie allemande et prix de l’énergie toujours instables. Si la France échappe pour l’instant à la récession, elle reste confrontée à un climat économique morose. Le gouvernement mise sur la rentrée pour relancer la confiance et encourager l’investissement, mais l’horizon reste fragile.