Mauvaise nouvelle pour les étourdis : le week-end de Pâques rime, cette année encore, avec interruption des virements interbancaires. À compter du vendredi 18 avril et jusqu’au lundi 21 inclus, les transferts standards entre banques ne seront tout simplement pas traités. Une pause discrète mais bien réelle, héritée des règles européennes de compensation. La Fédération bancaire française (FBF) a renouvelé son avertissement : mieux vaut anticiper ses transactions. Les virements internes, c’est-à-dire entre comptes d’une même banque, ou ceux effectués via les services instantanés, resteront possibles. Mais pour tout le reste, il faudra patienter jusqu’au mardi 22 avril.
Un système européen… à l’arrêt
Ce gel temporaire n’a rien d’exceptionnel. Il est dicté par le calendrier du système TARGET2, l’infrastructure européenne de règlement en temps réel pilotée par la Banque centrale européenne. TARGET s’arrête les week-ends, mais aussi les jours fériés comme le 1er mai, Noël ou encore le Vendredi Saint et le Lundi de Pâques. Autrement dit : pas de virement, même en ligne. Les banques ont beau prévenir leurs clients dès septembre, chaque année, des millions de Français découvrent la coupure à la dernière minute. Et râlent. Pourtant, ce n’est pas un bug : c’est la règle du jeu.
Des leçons à retenir, surtout pour les salaires
Cette année, Pâques tombe heureusement loin des périodes de versement des salaires. En 2024, la fête religieuse avait perturbé de nombreuses paies, coincées entre deux mois. Résultat : des virements arrivés trop tôt ou trop tard, selon le bon vouloir des employeurs et des banques. Le conseil reste le même : anticipez. Si vous attendez un virement important ou devez en envoyer un, évitez la période du 18 au 21 avril. En matière de transferts, mieux vaut être en avance que dans le brouillard.