Ce vendredi 13 juin, tous les regards seront braqués sur l’inflation, publiée simultanément en France, en Allemagne et en Espagne. Si la pression sur les prix se calme en Europe, les marchés attendent aussi les anticipations à un an et à long terme des ménages américains, dans une ambiance tendue alimentée par la politique erratique de Donald Trump. En France, l’inflation de mai pourrait tomber à 0,6 %, bien en deçà du seuil de 2 % fixé par la BCE, qui a d’ailleurs réduit son taux directeur à 2 %, une première depuis des années.
l’inflation domptée, mais les impôts guettent
Malgré cette décrue généralisée, la question de la fiscalité continue d’empoisonner le débat. Alors que la Banque de France se félicite d’avoir « gagné la bataille contre l’inflation », des élus français persistent à agiter l’idée d’un nouvel impôt sur la fortune. Le Sénat débat ce vendredi de la « taxe Zucman », un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches au-delà de 100 millions d’euros. Un signal désastreux pour l’investissement et l’innovation, alors même que la France tente de retrouver une dynamique de croissance.
Aux États-Unis, l’indice de confiance de l’université du Michigan sera scruté de près. Les prévisions d’inflation à un an y sont encore élevées, mais très contrastées selon les appartenances politiques : les républicains tablent sur une inflation en forte baisse, quand les démocrates continuent de la redouter. Une divergence qui reflète une méfiance croissante envers la parole publique et les politiques budgétaires hasardeuses.
Les taux d’intérêt, eux, poursuivent leur décrue. En Europe comme aux États-Unis, les marchés saluent la modération des hausses de prix. Mais l’endettement public, lui, reste hors de contrôle. La France frôle les 113 % de dette sur PIB, un gouffre qui empêche toute baisse d’impôt durable. Faut-il rappeler que ce sont les États et leur gestion dispendieuse, non les entrepreneurs, qui asphyxient les économies occidentales ?