La Banque de France maintient sa prévision de croissance à 0,3 %  (Speurt)
La Banque de France maintient sa prévision de croissance à 0,3 %  (Speurt)

Dans un contexte de tension institutionnelle, la Banque de France maintient le cap. Hier jeudi 9 octobre, l’institution a confirmé sa prévision de croissance de 0,3 % du produit intérieur brut (PIB) pour le troisième trimestre 2025. Une estimation établie avant la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, mais qui témoigne d’une économie française résiliente malgré un climat d’incertitude persistant.

Une activité stable mais des signaux contrastés

L’enquête mensuelle, menée du 26 septembre au 3 octobre auprès de chefs d’entreprise, fait état d’une situation globalement stable. La Banque de France observe que les carnets de commandes, l’activité et les prix évoluent dans la continuité des mois précédents. « La croissance au troisième trimestre s’inscrit dans la tendance déjà observée », a précisé Olivier Garnier, chef économiste de l’institution, lors d’un point presse en ligne. Certaines disparités sectorielles apparaissent toutefois. Le bâtiment, en forte activité depuis l’été, montre un léger essoufflement en septembre. Le secteur de la publicité recule également, les entreprises réduisant leurs dépenses dans un contexte politique incertain. À l’inverse, les services marchands affichent de meilleurs résultats, portés par l’hôtellerie et le tourisme international. L’aéronautique conserve des carnets de commandes solides, tandis que le textile, la chimie et la plasturgie restent en retrait.

Un climat d’incertitude toujours élevé

Si la Banque de France n’a pas révisé ses chiffres, elle constate que l’indicateur d’incertitude reste à un niveau historiquement haut, supérieur même à celui enregistré lors de la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. Les inquiétudes liées à la situation politique intérieure s’ajoutent désormais aux tensions commerciales internationales, notamment autour des droits de douane imposés par les États-Unis. Malgré ces nuages, la prévision annuelle de croissance de 0,7 % demeure inchangée. Olivier Garnier estime que « sauf surprise majeure au quatrième trimestre », cette estimation est désormais « largement acquise ». Une façon de rappeler que, pour l’heure, la machine économique française continue d’avancer, même à vitesse réduite, dans un environnement où la stabilité politique fait désormais partie des variables économiques à surveiller de près.

Que retenir rapidement ?

Dans un contexte de tension institutionnelle, la Banque de France maintient le cap. Hier jeudi 9 octobre, l’institution a confirmé sa prévision de croissan

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