Selon les résultats définitifs publiés hier par l’Insee, l’indice des prix à la consommation en France a augmenté de 1,0% en juin 2025 par rapport à juin 2024, soit une révision à la hausse de 0,1 point par rapport à l’estimation provisoire publiée le 28 juin.
Sur un mois, les prix à la consommation progressent de 0,4% en juin, après avoir reculé de 0,1% en mai. Là encore, le chiffre définitif est supérieur à l’estimation initiale, qui était de +0,3%.
Les prix de l’énergie à la hausse, stabilité pour l’alimentation
L’augmentation mensuelle des prix s’explique en grande partie par le rebond des prix des services, qui progressent de 0,6% en juin après une baisse de 0,2% en mai. Cette dynamique est principalement liée à la hausse des prix des services d’hébergement, qui enregistrent une flambée de +8,4 % en un mois (contre +3,2% en mai), dans un contexte de forte demande touristique en début de saison estivale. Les services de transport connaissent également une nette reprise, avec une hausse de +3,7% en juin, après un net recul de -5,2% en mai.
Les prix de l’énergie repartent légèrement à la hausse avec +0,6% sur un mois, après une baisse marquée de -1,4% en mai. Cette progression s’explique essentiellement par la hausse des prix des produits pétroliers, qui augmentent de +1,9% en juin, après une baisse de -1,7% le mois précédent, sur fond de tensions géopolitiques modérées et d’augmentation du baril de Brent.
Les prix de l’alimentation restent de leur côté quasi stables sur le mois (-0,1% en juin, après +0,5% en mai). Les produits frais, en particulier, reculent légèrement. Les produits manufacturés connaissent une très faible hausse de +0,1%, stable par rapport au mois précédent.
La BCE allège sa politique monétaire
Le ralentissement marqué de l’inflation, aussi bien en France que dans l’ensemble de la zone euro, a incité la Banque centrale européenne à abaisser ses taux directeurs en juin 2025 pour la huitième fois consécutive en un an. Le taux de dépôt est ainsi passé à 2,00%, contre 2,25% auparavant, dans un effort de soutien à la croissance alors que les tensions inflationnistes s’atténuent dans la zone euro (inflation globale à 2,2% selon Eurostat en juin).