Marche contre les violences faites aux femmes : des rassemblements prévus dans toute la France À l’approche de la journée internationale pour l’arrêt des violences faites aux femmes du 25 novembre, des mobilisations sont annoncées partout dans le pays. Les associations féministes, inquiètes de la hausse des féminicides conjugaux et de la fragilisation du secteur associatif, appellent à descendre dans la rue ce samedi 22 novembre. Dans la capitale, le cortège partira à 14 heures de la place de la République à l’initiative du collectif « grève féministe », qui regroupe une soixantaine d’organisations engagées sur ces questions. Les revendications portent sur plusieurs points. Les associations dénoncent la progression des violences sexistes et sexuelles et mettent en cause un manque de moyens malgré des engagements politiques récurrents. Elles rappellent que les féminicides conjugaux ont augmenté de 11 % entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, et soulignent que des plaintes continuent d’être classées sans suite. Des mesures en amélioration mais insuffisantes Elles s’alarment également de ce qu’elles perçoivent comme un décalage persistant entre les discours officiels et la réalité du terrain. Les mesures adoptées ces dernières années, comme les téléphones d’alerte, les bracelets antirapprochement ou l’aide universelle d’urgence, sont saluées mais jugées insuffisantes, notamment en raison de financements considérés comme trop limités. Plusieurs rapports publics ont pointé ces faiblesses, décrivant une grande cause nationale qui reste sous-dotée. Les principaux rassemblements doivent se tenir ce samedi dans les grandes villes, notamment à Paris (14 h, place de la République), Marseille (gare Saint-Charles), Lyon (place Bellecour), Toulouse (place Jeanne-d’Arc), Nice (place Massena), Montpellier (place Albert-1er), Bordeaux (place de la Victoire) et Lille (Grand-Place). Certaines mobilisations auront également lieu le mardi 25 novembre, comme à Nantes (place Delorme) et Strasbourg (place du Dauphiné).
Un rapport alarmant sur les féminicides coMarche contre les violences faites aux femmes : des rassemblements prévus dans toute la France À l’approche de la journée internationale pour l’arrêt des violences faites aux femmes du 25 novembre, des mobilisations sont annoncées partout dans le pays. Les associations féministes, inquiètes de la hausse des féminicides conjugaux et de la fragilisation du secteur associatif, appellent à descendre dans la rue ce samedi 22 novembre. Dans la capitale, le cortège partira à 14 heures de la place de la République à l’initiative du collectif « grève féministe », qui regroupe une soixantaine d’organisations engagées sur ces questions. Les revendications portent sur plusieurs points. Les associations dénoncent la progression des violences sexistes et sexuelles et mettent en cause un manque de moyens malgré des engagements politiques récurrents. Elles rappellent que les féminicides conjugaux ont augmenté de 11 % entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, et soulignent que des plaintes continuent d’être classées sans suite. Des mesures en amélioration mais insuffisantes Elles s’alarment également de ce qu’elles perçoivent comme un décalage persistant entre les discours officiels et la réalité du terrain. Les mesures adoptées ces dernières années, comme les téléphones d’alerte, les bracelets antirapprochement ou l’aide universelle d’urgence, sont saluées mais jugées insuffisantes, notamment en raison de financements considérés comme trop limités. Plusieurs rapports publics ont pointé ces faiblesses, décrivant une grande cause nationale qui reste sous-dotée. Les principaux rassemblements doivent se tenir ce samedi dans les grandes villes, notamment à Paris (14 h, place de la République), Marseille (gare Saint-Charles), Lyon (place Bellecour), Toulouse (place Jeanne-d’Arc), Nice (place Massena), Montpellier (place Albert-1er), Bordeaux (place de la Victoire) et Lille (Grand-Place). Certaines mobilisations auront également lieu le mardi 25 novembre, comme à Nantes (place Delorme) et Strasbourg (place du Dauphiné). njugaux en France

Un nouveau rapport de la mission interministérielle pour la protection des femmes dresse un état des lieux particulièrement préoccupant des violences commises au sein du couple. Les données compilées pour l’année 2024 indiquent que plus de trois femmes, chaque jour, ont été victimes d’un féminicide conjugal, d’une tentative ou d’une situation de harcèlement ayant directement conduit à un suicide ou à une tentative. Cette progression par rapport à l’année précédente confirme que les violences intrafamiliales continuent de croître malgré les actions engagées par les pouvoirs publics. L’Observatoire national des violences faites aux femmes rappelle que ces chiffres ne reflètent qu’une partie d’un phénomène plus vaste, dans la mesure où les homicides ou agressions commis en dehors du cadre conjugal ne sont pas intégrés à ces données. Cette réalité rend la prise de conscience d’autant plus urgente, à l’approche de la journée internationale dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Des chiffres en hausse malgré les efforts de prévention

Le rapport précise qu’une femme est victime, en moyenne, toutes les sept heures, d’un acte relevant du féminicide ou d’une tentative au sein du couple. Pour l’année 2024, 107 femmes ont perdu la vie dans un contexte conjugal, 270 ont subi une tentative d’homicide, et près d’un millier ont été confrontées à un harcèlement conjugal ayant débouché sur un passage à l’acte suicidaire. Le total de 1 283 victimes directes ou indirectes dépasse les données de 2023, ce qui témoigne d’une aggravation du phénomène. L’Observatoire souligne par ailleurs que ces violences s’inscrivent dans un continuum plus large : selon les dernières enquêtes disponibles, une femme subit toutes les deux minutes un viol, une tentative de viol ou une agression sexuelle, tandis que des faits de harcèlement ou d’exhibition sont signalés toutes les vingt trois secondes. Ces éléments montrent que la violence sexiste touche les femmes à tous les âges et dans toutes les sphères de leur vie, du foyer aux espaces publics, jusqu’au milieu professionnel où les syndicats réclament des moyens renforcés.

Une mobilisation indispensable pour briser l’engrenage

Face à ce constat, la mission interministérielle insiste sur la nécessité d’intensifier la formation des professionnels chargés du repérage et de l’accompagnement des victimes. Les institutions soulignent que la prévention repose en grande partie sur la capacité des intervenants à détecter rapidement les signaux et à déclencher les dispositifs de protection. Le rapport appelle également à consolider les actions destinées à sensibiliser la population, en rappelant que le numéro 3919 reste accessible en permanence pour orienter les victimes. Les autorités estiment que seule une mobilisation collective, associant institutions, associations et citoyens, permettra de réduire significativement ces violences, en mettant fin à ce qu’elles qualifient de cycle infernal. Cette publication, à quelques jours des initiatives de sensibilisation du 25 novembre, vise à maintenir la pression sur les pouvoirs publics et à rappeler l’ampleur du phénomène, qui demeure l’un des enjeux majeurs en matière de sécurité et d’égalité.

Que retenir rapidement ?

Un nouveau rapport de la mission interministérielle pour la protection des femmes dresse un état des lieux particulièrement préoccupant des violences commi

Partager