La cour d’appel de Poitiers a condamné Julien Le Guet, porte-parole du collectif « Bassines Non Merci », à six mois de détention à domicile avec bracelet électronique pour des faits commis à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) en 2022.
La juridiction a ordonné l’exécution provisoire de la peine. Concrètement, la sanction tombe tout de suite, sans attendre d’éventuelles suites procédurales, et l’intéressé se voit aussi interdire de paraître à Sainte-Soline et à Mauzé-sur-le-Mignon pendant trois ans.
La justice serre la vis, le conflit ne retombe pas
Dans le détail, le militant a été reconnu coupable de « participation à un groupement », de « menace de destruction », du vol d’une pelle et d’inscriptions portées sur un panneau lors d’une audience liée à des faits d’octobre 2022. La cour l’a également condamné à verser 1 500 euros de frais de procédure à la structure visée par le tag. Julien Le Guet, lui, dit encaisser le coup : « C’est la peine la plus lourde jamais prononcée à mon encontre, je suis très choqué », a-t-il réagi, tout en étant relaxé pour d’autres dégradations attribuées à la même période.
Reste que l’affaire dépasse sa seule personne. Sainte-Soline s’est installée comme un symbole national, un point où la contestation des « méga-bassines » se frotte à l’ordre public, aux procédures et, souvent, à la mécanique implacable des tribunaux. Julien Le Guet est d’ailleurs encore visé par d’autres dossiers, avec une convocation à Poitiers le 29 juin pour des faits de diffamation liés à un tag visant un colonel de gendarmerie, signe que le contentieux s’étire dans le temps, pendant que la bataille autour de l’eau, elle, continue de s’écrire sur le terrain.








