Dans la petite ville agricole de Wiggins, dans le Colorado, de nombreux électeurs de Donald Trump disent accepter les difficultés économiques provoquées par la guerre contre l’Iran, estimant que le conflit est nécessaire malgré l’explosion des prix de l’essence et du coût de la vie.
Assise derrière la caisse d’un magasin de spiritueux local, Amy Van Duyn observe quotidiennement la hausse du prix du carburant affiché devant la station-service voisine. Le gallon d’essence y atteint désormais 4,34 dollars, soit environ 50 % de plus qu’au moment du retour de Donald Trump à la Maison Blanche l’an dernier.
« Avant, je payais 36 dollars pour faire le plein. Maintenant, 36 dollars me permettent de faire le demi-plein », explique cette habitante de 42 ans. Sa collègue Tonyah Bruyette affirme, elle aussi, ressentir durement l’impact de l’inflation énergétique : « On met l’argent dans le réservoir plutôt que sur notre table », résume-t-elle.
Malgré ces difficultés, les deux femmes continuent de soutenir fermement Donald Trump. Comme une grande partie des habitants du secteur rural de Wiggins, elles considèrent que les sacrifices économiques actuels sont justifiés s’ils permettent d’empêcher l’Iran de devenir une menace nucléaire plus importante.
Le comté voisin de Morgan avait largement voté pour Trump lors de l’élection présidentielle de 2024, avec une avance de près de 49 points. Cette fidélité politique contraste avec les tendances nationales, où la popularité économique du président américain semble fortement reculer.
Selon un récent sondage Reuters/Ipsos, près de huit Américains sur dix tiennent désormais Donald Trump pour responsable de la hausse des prix de l’essence, qui dépasse 4,50 dollars le gallon dans plusieurs régions du pays depuis le début de la guerre contre l’Iran.
Certains électeurs ruraux interrogés par Reuters reconnaissent toutefois leurs inquiétudes face au coût croissant de la vie et au manque d’aide rapide du gouvernement. Mais beaucoup affirment préférer encore la politique de Trump à celle des démocrates, estimant que la fermeté envers l’Iran reste une priorité stratégique et sécuritaire pour les États-Unis.
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