Cinq personnes, dont trois mineurs, ont été interpellées mercredi à Montlouis-sur-Loire dans une affaire de violences homophobes qui a profondément choqué la région. Les agressions remontent aux 18 et 25 octobre, lorsque deux hommes homosexuels ont été attirés à des rendez-vous falsifiés avant d’être passés à tabac.
Des attaques préméditées et d’une grande violence
Les enquêteurs ont établi que les suspects avaient organisé deux guet-apens distincts en utilisant un stratagème identique : fixer un rendez-vous aux victimes, puis les rouer de coups dès leur arrivée. L’une d’elles présente une incapacité totale de travail de quinze jours, l’autre de trente jours, ce qui témoigne de la brutalité des agressions. Ces violences, commises à plusieurs, ont été aggravées par leur caractère homophobe, une circonstance retenue dans les poursuites.
Deux majeurs jugés immédiatement, trois mineurs mis en cause
Les cinq personnes interpellées sont poursuivies pour violences aggravées, guet-apens, violences en réunion en raison de l’orientation sexuelle de la victime et association de malfaiteurs. Les deux majeurs ont été déférés jeudi devant un juge et seront jugés vendredi en comparution immédiate. Les trois autres mis en cause, âgés de 14 et 15 ans, seront traités dans le cadre de la justice des mineurs. Ces agressions ont ravivé les inquiétudes liées aux violences homophobes dans le département, alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer si d’autres victimes pourraient être concernées.