Lorsque la décision est tombée le 7 novembre, la cour d’assises spéciale de Paris avait scellé le sort judiciaire d’Abdallah Osman Ahmed, reconnu responsable de l’attaque au couteau commise à Romans-sur-Isère en avril 2020. Selon les informations communiquées à une radio locale par son avocat, il ne cherchera finalement pas à contester ce verdict, mettant un terme à une procédure qui avait mis en lumière les zones d’ombre de son parcours et l’extrême violence des faits reprochés.
Le verdict maintenu
D’après son conseil, l’homme âgé de 38 ans a choisi d’accepter la peine de 30 ans de réclusion criminelle, une décision qui confirme la qualification retenue par la cour, à savoir deux assassinats à caractère terroriste et cinq tentatives d’assassinat. Les jurés avaient relevé une altération du discernement au moment des faits, tout en rejetant l’idée d’une abolition totale, ce qui avait conduit à maintenir la responsabilité pénale de l’accusé. La condamnation comporte également une période de sûreté aux deux tiers de la peine, synonyme d’un maintien en détention prolongé avant tout éventuel aménagement.
Une expulsion automatique à l’issue de la peine
Le ressortissant soudanais purgera intégralement sa peine en France, comme l’exige la loi dans ce type d’affaires. L’arrêt prononce aussi une interdiction définitive du territoire, mesure qui s’appliquera dès sa sortie d’incarcération et qui l’empêchera de rester en France une fois sa peine purgée. Cette interdiction constitue l’un des volets les plus sévères de la décision, venant compléter une peine déjà lourde au regard du nombre de victimes et de la dimension terroriste retenue.