Selon ICI Belfort-Montbéliard, l’Ordre des médecins de Bourgogne-Franche-Comté a décidé d’écarter de l’exercice un acupuncteur installé à Belfort pour une durée de deux ans, avec une année supplémentaire assortie de sursis. Cette mesure disciplinaire, prononcée par la chambre de première instance en novembre, a été prise alors qu’une enquête judiciaire se poursuit concernant des accusations d’agressions sexuelles et de viols présumés.
Des signalements concordants sur plusieurs années
La procédure ordinale a été déclenchée à la suite de plaintes déposées par une même femme pour des faits remontant à 2015. Si une première démarche avait été classée sans suite, une seconde plainte avec constitution de partie civile a conduit à une enquête pénale, achevée à l’été 2025, sous l’autorité du parquet de Montbéliard. Dans ce contexte, deux autres femmes ont ensuite rapporté des faits similaires, situés entre le début des années 2000 et la fin des années 2010.
Pour l’Ordre, les éléments recueillis justifiaient une mesure ferme, évoquant des témoignages jugés crédibles et l’existence d’indices convergents. Le praticien, aujourd’hui retraité mais encore en activité au moment des faits reprochés, n’était pas présent lors de l’audience disciplinaire. Il lui est désormais interdit de pratiquer tout acte médical entre mars 2026 et février 2028, dans l’attente des suites judiciaires, la présomption d’innocence demeurant applicable.