Invité par BFMTV dans le cadre de la promotion de sa pièce Je me souviendrai… de presque tout, Pierre Arditi s’est exprimé longuement sur la situation économique du pays et sur la nécessité, selon lui, d’un effort financier supplémentaire de la part des citoyens les plus favorisés. Le comédien a tenu un discours sans détour sur la taxation des plus riches, estimant que la solidarité nationale exige aujourd’hui une mobilisation générale.
« Le pays est en danger de mort »
Au cours de l’entretien, l’acteur a rappelé que la situation économique de la France impose, selon lui, une participation de tous, en particulier des foyers les mieux dotés. « Ça n’arrange personne, on aimerait bien ne pas être taxé comme cela, sauf que le pays est en danger, même en danger de mort. Tout le monde doit mettre la main à la poche », a-t-il affirmé.
Il a précisé que cet effort devait concerner « évidemment ceux qui sont les plus favorisés, qui le sont très souvent à juste titre, car ils ont beaucoup travaillé pour cela ». Pour lui, la charge est plus supportable pour ces catégories de population que pour ceux qui peinent à joindre les deux bouts : « C’est un peu moins pénible pour eux que pour un certain nombre d’autres qui se demandent comment ils vont manger à la fin du mois ».
Un effort qu’il juge « légitime »
Pierre Arditi, qui reconnaît disposer de revenus confortables, estime normal de contribuer davantage à la solidarité nationale : « Je ne suis pas milliardaire, mais je gagne très bien ma vie et je trouve tout à fait normal et naturel, compte tenu de la fragilité de notre pays aujourd’hui, de faire cet effort-là. Il est légitime ».
L’acteur insiste sur le lien qu’il entretient avec la France, qu’il considère comme une source essentielle de son parcours et de sa réussite. Il revendique une forme de responsabilité citoyenne, liée à son attachement au pays.
« J’aime mon pays, je lui dois tout »
Pour conclure son entretien, l’acteur a réaffirmé son attachement profond à la France et à son modèle historique : « J’aime mon pays, je lui dois tout et je dois lui rendre ce qu’il m’a donné, c’est tout à fait normal. Notre pays est atypique, il a toujours été capable de faire un certain nombre de choses qu’aucun autre pays ne faisait. C’est sa richesse, c’est son honneur. Je suis honoré d’être Français. Si on me demande de faire un effort, je le fais ».
Ce positionnement intervient dans un contexte où la question de la taxation des plus hauts revenus reste au cœur du débat public, particulièrement dans une période marquée par les inquiétudes économiques et le creusement des inégalités.