Le magazine 60 millions de consommateurs publie une enquête alarmante sur la composition des produits alimentaires destinés aux enfants. Après avoir passé au crible 43 références du quotidien (fromages en portions, biscuits, céréales, yaourts aromatisés, nuggets ou encore compotes), l’organisme révèle que 35 d’entre elles sont classées comme ultra-transformées, soit 80 %. Les experts relèvent la présence massive de marqueurs d’ultra-transformation : colorants, conservateurs, sirops de glucose ou encore émulsifiants. Même des produits destinés aux tout-petits, comme certaines céréales ou des steaks végétaux, contiennent ces additifs. Cette omniprésence inquiète, car les enfants sont particulièrement exposés : près de la moitié (46 %) de leur ration alimentaire est composée d’ultra-transformés, contre une proportion légèrement inférieure chez les adultes.
Des risques dès l’enfance
Chez les adultes, une centaine d’études a déjà établi un lien entre la consommation régulière de produits ultra-transformés et le développement de maladies chroniques comme le diabète, l’obésité ou les pathologies cardiovasculaires. Chez les enfants, les recherches, encore limitées, indiquent surtout un risque accru de prise de poids et d’obésité précoce. Le problème tient aussi à la formulation même de ces produits : le mélange calibré de sucres, de graisses et de textures stimule le cerveau et encourage une consommation répétée. Une étude américaine a montré qu’un régime ultra-transformé pouvait entraîner en moyenne 500 calories supplémentaires ingérées par jour. L’enquête souligne ainsi la nécessité d’une meilleure information des familles et d’une vigilance accrue, face à des aliments omniprésents dans les rayons et dans les assiettes des enfants.