Invité de Quotidien à l’occasion du lancement de Menace imminente sur TF1, Patrick Bruel a évoqué un épisode personnel encore douloureux : l’incendie qui a ravagé sa maison de Los Angeles en janvier dernier. Alors qu’il tient pour la première fois le rôle principal d’une série, l’artiste de 66 ans revient sur un drame intime qui a profondément marqué sa famille.
Un sinistre dévastateur avant la promotion de Menace imminente
Quelques heures avant la diffusion de la minisérie, Patrick Bruel s’est confié sur TMC à Yann Barthès au sujet des feux meurtriers qui ont détruit des centaines d’habitations en Californie en début d’année. Le chanteur a révélé que sa villa avait été l’une des premières à partir en fumée : « Il n’y a plus de maison, elle est partie dans les flammes […] Il reste un terrain vague », a-t-il déclaré dans Quotidien, des propos rapportés en exclusivité par l’émission de TMC.
S’il souligne que ses assurances ont réagi correctement — un point qu’il attribue à « la chance » d’avoir signé un contrat avantageux sans en mesurer tous les détails —, il insiste sur ce que rien ne peut compenser : « Les souvenirs, les dessins des enfants… ». Ses fils Oscar et Léon, nés de son union avec Amanda Sthers, ont en effet grandi dans cette maison. Sur Europe 1, Léon Hesby confiait lui-même en janvier être « très triste » mais souhaitait rappeler « que ce n’est pas le matériel qui effondre, c’est l’émotionnel » — un témoignage recueilli par la station.
Malgré ce choc, Bruel relativise, rappelant que d’autres familles ont payé un tribut bien plus lourd : « L’essentiel est qu’il n’y ait pas eu de pertes humaines », expliquait-il dans Quotidien.
Une série d’espionnage ambitieuse et controversée
Au moment où il mène cette reconstruction personnelle, Patrick Bruel incarne sur TF1 Zeev Abadi, ancien agent du renseignement israélien rappelé en urgence pour empêcher un logiciel malveillant de provoquer une catastrophe internationale. La fiction, réalisée par Dan Sachar — l’un des créateurs de Fauda —, est adaptée du roman Unité 8200 de Dov Alfon, journaliste et ex-officier du renseignement militaire israélien. L’ouvrage, traduit en quatorze langues, a reçu plusieurs prix littéraires, pointent les médias spécialisés qui ont relayé l’énorme succès du livre.
Comme Bruel l’a confié à Télé-Loisirs, l’envie de participer à cette production s’est manifestée immédiatement, portée par « un scénario solide » et la perspective de travailler avec Natacha Lindinger. L’artiste a également dû suivre des cours intensifs d’hébreu, puisque près de la moitié de ses dialogues sont dans cette langue, une information qu’il a détaillée au Figaro.
Mais Menace imminente fait aussi l’objet de critiques. Certains médias jugent la série moins efficace que le roman d’origine : Télérama déplore un « scénario sans surprise », décrivant une fiction « qui accumule les clichés ». Le magazine souligne également l’absence de tout contexte lié au conflit israélo-palestinien, un choix qu’il juge « malaisant » au vu de l’actualité. L’Humanité évoque de son côté une série « en décalage avec le génocide à Gaza ».
Des accusations auxquelles Patrick Bruel a répondu fermement dans Le Parisien. Pour lui, la série relève entièrement de la fiction et ne saurait être lue comme un commentaire géopolitique : « C’est comme si on demandait à l’acteur de James Bond de s’exprimer sur les actions du MI6 », défend-il. Le chanteur estime qu’il n’aurait jamais été interrogé ainsi si la série avait mis en scène « les services secrets australiens ».
Interrogé sur la situation au Proche-Orient, il refuse d’alimenter les tensions : « Je ne comprends pas les discours qui divisent », dit-il, appelant à « garder l’espoir », selon les propos rapportés par Le Parisien.