Le conflit très médiatisé entre le groupe de K-pop NewJeans et son label ADOR a connu un nouveau rebondissement. La justice sud-coréenne a rejeté, jeudi 30 octobre, la demande des cinq membres du groupe qui souhaitaient rompre leur contrat d’exclusivité, invoquant des « mauvais traitements ». Le tribunal a estimé que les conditions juridiques pour une séparation n’étaient pas réunies.
La rupture du contrat jugée infondée
Dans son verdict relayé par l’agence Yonhap, le tribunal a estimé que « la relation de confiance entre les deux parties n’était pas suffisamment rompue pour justifier une rupture de contrat ». En clair, NewJeans ne pourra pas poursuivre ses activités indépendamment du label ADOR, une filiale de l’agence HYBE, également maison-mère du groupe BTS.
Le label s’est félicité de cette décision, espérant une reprise de la collaboration. Le groupe, de son côté, contestait depuis près d’un an le traitement qu’il dit avoir subi au sein de l’agence, affirmant notamment que sa carrière aurait été délibérément freinée après s’être opposé à la direction.
Une affaire née d’un soutien à leur productrice
À l’origine du litige : le renvoi contesté de la productrice Min Hee-jin en avril 2024. Figure fondatrice d’ADOR et artisan du succès de NewJeans depuis leurs débuts en 2022, elle avait été poussée vers la sortie par HYBE, déclenchant une vague de solidarité de la part des cinq membres du groupe. Ces dernières avaient adressé un ultimatum à la société, exigeant son retour.
Le refus de HYBE avait conduit les artistes à révéler publiquement leur mécontentement, accusant ADOR d’avoir nui à leur image et à leur développement. En mars 2025, la justice avait déjà statué en faveur du label, interdisant au groupe qui s’était alors rebaptisé NJZ d’exercer ses activités en dehors du cadre contractuel.
Parmi les accusations, la chanteuse Hanni évoquait l’année dernière dans des déclarations relayées par Le Figaro un climat de travail toxique, avec des « manipulations » et des « malentendus délibérés » orchestrés, selon elle, par la direction. Malgré la médiatisation du conflit, la justice a jugé que ces éléments ne justifiaient pas la résiliation du contrat.
NewJeans reste donc lié à ADOR, sans perspective immédiate de séparation légale, au terme d’un affrontement qui met en lumière les tensions fréquentes entre artistes de K-pop et leurs agences.