La scène électro perd une étoile montante : Célélé s’en est allée à 31 ans
DJ Célélé

Elle rêvait de revenir sur scène, mais le destin en a décidé autrement. La DJ Célélé, figure montante des musiques électroniques en Bretagne, s’est éteinte à Rennes le samedi 12 avril, à l’âge de 31 ans, après avoir longuement combattu la maladie. Connue pour ses sets aussi solaires qu’audacieux, elle s’était imposée en quelques années comme une voix singulière de la scène électronique française, entre rigueur technique et énergie vibrante.

De Lyon à Rennes, un parcours porté par la musique

Originaire de Lyon, Célélé – Célestine à l’état civil – a commencé son aventure musicale dans le répertoire classique, au sein de la Maîtrise de l’Opéra dès l’âge de 8 ans. Mais c’est dans les musiques électroniques qu’elle a trouvé sa voie, d’abord au sein du collectif Limbololo Soundsystem, où elle a mêlé techno, reggaeton, baile funk ou encore afrobeat. En 2021, elle choisit de poser ses valises en Bretagne, où elle rejoint le collectif 35 Volts et le festival Astropolis, devenant l’une des figures les plus enthousiasmantes de la scène locale.

Son talent, nourri par une culture musicale large et un goût du mélange, l’amène à se produire dans des festivals majeurs comme les Trans Musicales, Mythos, Nuits Sonores ou Madame Loyal. Elle enchaîne les dates et gagne le respect de ses pairs, tout en continuant à défendre une musique libre, vivante, profondément ancrée dans le partage. “Il y avait toujours quelque chose de magique dans ses sets”, a souligné le festival Astropolis dans son message d’hommage.

Une énergie intacte, même depuis l’hôpital

Malgré la maladie, la DJ n’a jamais renoncé à sa passion. En mars dernier, elle partageait sur ses réseaux sociaux un message émouvant, expliquant avoir enregistré un mix “dans des conditions compliquées, à l’hôpital”, où elle était soignée depuis deux mois. Elle y confiait son impatience de retrouver la scène et le public, avec cette détermination intacte qui la caractérisait.

Sa disparition a bouleversé la communauté musicale. Les hommages se sont multipliés, saluant une artiste “généreuse”, “lumineuse”, “inspirante”, selon les mots des collectifs Astropolis et 35 Volts. Celle qui voyait dans la musique un langage universel laisse derrière elle un vide immense, mais aussi une empreinte inoubliable dans le cœur de celles et ceux qui l’ont vue jouer, danser ou simplement rayonner.

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