Pour célébrer les 66 ans de Robert Smith, The Cure annonce la sortie d’un album inédit réunissant 24 artistes autour de Songs of a Lost World, dans une relecture électronique et engagée.
Une relecture chorale et inédite d’un album déjà culte
Sorti en novembre 2024, Songs of a Lost World marquait le grand retour de The Cure après seize ans de silence discographique. Sombre, introspectif, hanté par les deuils personnels de Robert Smith, l’album avait séduit critiques et public par sa profondeur émotionnelle. Six mois plus tard, le groupe britannique en propose une relecture complète avec Mixes of a Lost World, un projet réunissant 24 artistes autour des huit morceaux de l’album original. Chacun d’eux est revisité trois fois, pour un total de 24 remixes.
Prévu pour le 13 juin 2025, ce triple album est avant tout un geste de solidarité : l’ensemble des bénéfices sera reversé à l’association War Child, qui soutient les enfants affectés par les conflits armés. La démarche est « encore plus spéciale » pour Robert Smith, comme il l’a confié dans un communiqué, où il explique avoir reçu, juste après Noël, plusieurs remixes non sollicités de l’album : « Ils m’ont donné envie d’aller plus loin. »
Entre hommage électro et engagement caritatif
L’univers de The Cure se prête bien à la réinterprétation, et la diversité des artistes sélectionnés le confirme. De Mogwai à Chino Moreno (Deftones), en passant par Four Tet, Paul Oakenfold, Daniel Avery, Orbital ou Mental Overdrive, tous ont répondu à l’appel. Le résultat s’annonce éclectique, à dominante électronique, oscillant entre ambient, techno, post-rock et dance. Deux premiers extraits sont déjà disponibles : Can Never Say Goodbye, remixé par Paul Oakenfold, et Alone, revisité par Four Tet, dévoilé lors du Disquaire Day.
Disponible en vinyle, CD et cassette, Mixes of a Lost World s’inscrit aussi dans l’histoire du groupe avec la musique de club. Robert Smith évoque même un « fabuleux voyage à travers les huit chansons » qui dépasse « tout ce qu’il aurait pu espérer ». En attendant les deux albums promis de longue date par le groupe — l’un déjà terminé, l’autre plus expérimental —, ce projet confirme que The Cure, après quarante ans de carrière, continue de se réinventer sans perdre son âme.