Matthieu Pigasse : de la banque à la scène rock indépendante
Matthieu Pigasse : de la banque à la scène rock indépendante

C’est désormais officiel : Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et figure bien connue du paysage médiatique et musical français, s’allie au mythique festival breton La Route du Rock. Une annonce qui confirme la volonté de l’homme d’affaires de s’ancrer toujours plus dans le secteur culturel alternatif, avec l’ambition affichée de soutenir la scène indépendante.

Une alliance entre passion rock et stratégie d’expansion

Depuis 1991, la Route du Rock incarne l’esprit indé dans un cadre unique : le fort Saint-Père, près de Saint-Malo. Mais après plus de trois décennies, le festival se trouve confronté aux réalités économiques d’un secteur fragilisé. C’est dans ce contexte que le groupe Combat, propriété de Matthieu Pigasse, entre dans la danse. L’accord, qualifié d’« association », place Combat en partenaire principal du festival. Matthieu Pigasse, passionné de punk-rock, n’en est pas à son coup d’essai. Après son passage chez Lazard, il a pris les rênes des Inrockuptibles, de Radio Nova, et a investi dans Le Monde et le Huffington Post. Côté musique live, il est déjà propriétaire de Rock en Seine et du Golden Coast Festival.

Un nouveau souffle pour les festivals indépendants

Combat ne se contente pas d’un simple soutien financier. Le groupe a lancé Combat Rock, une plateforme destinée à fédérer et professionnaliser les festivals associatifs. Objectif : mutualiser les ressources, pérenniser les événements et renforcer leur programmation, sans diluer leur ADN. À la manœuvre, Jean-Paul Roland, directeur des Eurockéennes, figure de confiance dans le monde des festivals. La Route du Rock, avec ses 35 000 spectateurs par an, est souvent qualifiée de « plus petit des grands festivals ». Grâce à ce partenariat, elle pourra continuer à miser sur des têtes d’affiche prestigieuses sans trahir son identité. Pour l’édition 2025, le ton est donné : Pulp en exclusivité française, Kraftwerk sur scène, et une édition qui s’annonce déjà comme un tournant dans l’histoire du festival. Entre flair économique et engagement culturel, Matthieu Pigasse avance ses pions dans une partie où le rock indépendant pourrait bien sortir gagnant.

Partager