Trente ans après un premier volume resté marquant dans l’histoire du rock britannique, Help 2 remet sur pied une grande compilation solidaire au bénéfice de War Child International. Le projet rassemble cette fois encore un casting impressionnant de la scène pop-rock, avec une série d’inédits et de collaborations dont les recettes doivent soutenir les enfants touchés par les conflits armés.
Annoncé dès janvier avec la sortie anticipée d’un nouveau morceau des Arctic Monkeys, Help 2 réunit au total 23 titres. Depeche Mode, Pulp, Damon Albarn, Beth Gibbons, Fontaines D.C., Arlo Parks, Sampha, Wet Leg, Foals ou encore The Last Dinner Party figurent parmi les participants, sous la direction du producteur James Ford.
Un héritage musical et solidaire né dans les années 1990
Le projet reprend l’esprit du premier Help, lancé il y a trente ans dans des conditions devenues légendaires. Ce disque avait été enregistré en une seule journée aux studios Abbey Road avant d’être mis en vente presque immédiatement, sans indication sur les artistes ni sur les titres. À l’écoute, il fallait deviner qui chantait.
Ce premier volet réunissait alors une large partie de la scène britpop, d’Oasis à Blur en passant par Suede, Stone Roses ou Manic Street Preachers, avec aussi des invités comme Sinéad O’Connor et Paul McCartney. Radiohead y avait livré Lucky, morceau ensuite devenu l’un des titres majeurs de OK Computer. L’opération avait permis de récolter 1,25 million de livres pour l’ONG.
Une mobilisation relancée face à une urgence mondiale
Avec ce deuxième volume, l’objectif est de répondre à une situation humanitaire encore plus étendue qu’au milieu des années 1990. War Child International intervient aujourd’hui auprès d’enfants affectés par les guerres dans plusieurs pays, notamment en Ukraine, en Afghanistan, au Yémen, en Palestine occupée, au Liban, au Soudan ou en République démocratique du Congo.
Le même sujet rappelle aussi l’ampleur du défi : d’après l’ONU, 520 millions d’enfants dans le monde vivraient désormais dans des zones de guerre, soit un sur cinq. Assurément, Help 2 se présente moins comme un simple objet de prestige que comme une tentative de remettre la notoriété de la scène britannique au service d’une cause redevenue centrale.