La Turquie collabore avec les États-Unis et plusieurs médiateurs arabes pour tenter de garantir un passage sûr aux combattants du Hamas encore retranchés dans des tunnels situés dans la zone de Gaza actuellement sous contrôle israélien, ont déclaré lundi plusieurs sources proches du dossier.
Selon une source palestinienne, un responsable du Hamas et deux responsables turcs, Ankara joue un rôle actif aux côtés de l’Égypte, du Qatar et de Washington dans ces discussions sensibles, qui s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à consolider un cessez-le-feu durable entre Israël et le mouvement palestinien après plus de deux ans de guerre.
Le sort d’environ 200 combattants du Hamas, piégés dans la région de Rafah, reste l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre des prochaines étapes du plan de paix soutenu par les États-Unis. Ces hommes, selon plusieurs médiateurs, seraient prêts à déposer les armes en échange d’un transfert vers des zones de Gaza encore sous contrôle du Hamas.
Un haut responsable américain, Steve Witkoff, a indiqué que la résolution de ce dossier serait un « test clé » pour évaluer la faisabilité d’un accord plus large visant à mettre fin définitivement au conflit.
Le Hamas n’a pas confirmé le nombre de ses combattants concernés, tandis qu’Israël s’oppose pour l’instant à toute proposition leur permettant de se déplacer librement dans l’enclave.
La Turquie, critique virulente de la campagne militaire israélienne à Gaza et partenaire historique du Hamas, a déjà signé l’accord de cessez-le-feu parrainé par Washington. Ankara espère désormais que son implication dans la médiation contribuera à stabiliser la situation et à rouvrir le dialogue politique sur la reconstruction du territoire palestinien.