La Banque centrale de Syrie a envoyé jeudi son tout premier message Swift à la Réserve fédérale de New York, marquant une étape symbolique dans les efforts du pays pour réintégrer les circuits financiers internationaux. L’annonce a été faite par le gouverneur de la banque centrale, AbdulKader Husrieh, lors d’un entretien avec Reuters.
Selon Husrieh, les autorités syriennes ont adressé un « message de bienvenue » à leurs banques correspondantes à l’étranger, en commençant par la Fed de New York. « Nous leur disons que nous sommes de retour dans le système financier international et que nous nous réjouissons de nouer des relations d’affaires à long terme », a-t-il expliqué. Cette démarche vise à rétablir des liens financiers qui avaient été profondément perturbés par plus d’une décennie de guerre et de sanctions économiques.
L’envoi de ce premier message Swift intervient dans un contexte de tentatives de normalisation économique menées par Damas, alors que le pays demeure confronté à une économie exsangue, une infrastructure bancaire fragilisée et des restrictions financières sévères imposées par les États-Unis et l’Union européenne. Le régime syrien cherche à attirer de nouveaux partenaires et à montrer qu’il peut reprendre part au commerce et aux transactions internationales.
Il reste toutefois à déterminer dans quelle mesure la Syrie pourra réellement réintégrer les réseaux financiers mondiaux, les sanctions occidentales continuant de limiter fortement les opérations bancaires internationales impliquant Damas. Pour les autorités syriennes, ce premier message Swift constitue néanmoins un signal politique fort, destiné à démontrer leur volonté d’ouverture et de réhabilitation sur la scène économique mondiale.