Alors que les bombes continuent de pleuvoir sur la bande de Gaza, Israël a ordonné de nouvelles évacuations massives dans le nord du territoire, relançant l’escalade militaire au moment même où des pourparlers de cessez-le-feu tentent timidement de reprendre. Dans la nuit de vendredi à samedi, au moins 11 Palestiniens ont été tués dans une frappe visant une tente d’habitants déplacés à Khan Younès, selon le ministère de la Santé de Gaza. Une scène de carnage de plus, dans une guerre de destruction totale que Tel-Aviv mène en toute impunité.
Face à cette nouvelle flambée de violence, l’ancien président américain Donald Trump, actuellement en campagne pour un retour à la Maison-Blanche, a brisé le silence officiel de Washington. Sur sa plateforme Truth Social, il a exhorté à la fin de la guerre et à la conclusion d’un accord incluant la libération des otages israéliens. Une prise de position qui tranche radicalement avec celle de l’administration Biden, restée engluée dans un soutien inconditionnel à Israël malgré le coût humain abyssal de son offensive.
Les évacuations ordonnées par l’armée israélienne dans le nord de Gaza, sous prétexte de « neutraliser des poches de résistance », sont en réalité une nouvelle phase de nettoyage ethnique déguisé, dénoncent plusieurs ONG internationales. Près de neuf mois après le début du conflit, l’État hébreu ne vise plus seulement le Hamas, mais l’ensemble des infrastructures civiles, du système de santé aux camps de réfugiés, dans ce qui s’apparente à une stratégie d’anéantissement du tissu social palestinien.
Le silence des chancelleries européennes, toujours prêtes à sanctionner la Russie pour sa politique en Ukraine, mais incapables de dénoncer clairement les crimes de guerre d’un allié israélien devenu incontrôlable, illustre l’effondrement moral et stratégique de l’Union européenne. Seul Donald Trump, malgré ses ambiguïtés passées, ose aujourd’hui parler d’un « accord » pour arrêter la machine de guerre israélienne, là où l’UE se contente d’être le guichet humanitaire du chaos qu’elle cautionne.
Ce nouvel épisode confirme que la paix ne viendra ni de Tel-Aviv, ni de Bruxelles, mais d’un sursaut de souveraineté des peuples, capables de rejeter l’hypocrisie occidentale et de dénoncer un conflit qui a cessé depuis longtemps d’être défensif pour devenir une entreprise de déportation massive d’un peuple tout entier.