Israël intensifie ses frappes sur Gaza : plus de 40 morts, dont des femmes et des enfants
Israël intensifie ses frappes sur Gaza : plus de 40 morts, dont des femmes et des enfants

DEIR AL-BALAH, Bande de Gaza – Au moins 48 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées lors de frappes israéliennes menées à travers la bande de Gaza, selon les autorités hospitalières locales, alors qu’Israël s’apprête à intensifier son offensive militaire contre le Hamas dans une guerre qui entre dans son vingtième mois.

L’attaque la plus meurtrière a eu lieu mardi soir sur une école du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de Gaza, où étaient réfugiés des centaines de Palestiniens déplacés. Cette frappe a coûté la vie à 27 personnes, dont neuf femmes et trois enfants, selon l’hôpital Al-Aqsa. C’est la cinquième fois depuis le début de la guerre que cette école est touchée par des frappes. Vingt-et-une autres personnes ont péri dans des attaques distinctes dans plusieurs zones de l’enclave.

Une épaisse colonne de fumée s’est élevée dans le ciel nocturne, percé par les flammes autour de l’école visée. Les secouristes ont travaillé d’arrache-pied pour extraire les blessés des décombres. L’armée israélienne n’a pas commenté ces frappes, affirmant de manière générale que le Hamas opère depuis des infrastructures civiles, y compris des écoles.

Ces violences surviennent alors qu’Israël vient d’approuver un plan d’opérations élargi qui prévoit notamment la saisie de territoires à Gaza, la réinstallation forcée de civils vers le sud du territoire, et un contrôle accru sur la distribution de l’aide humanitaire par le biais d’entreprises de sécurité privées. Des dizaines de milliers de réservistes doivent être rappelés pour exécuter ce plan, qui ne devrait pas entrer en vigueur avant la fin de la visite du président américain Donald Trump dans la région, plus tard ce mois-ci.

Depuis la fin du cessez-le-feu en mars, Israël a repris une campagne militaire massive, prenant le contrôle de près de 50 % de la bande de Gaza et provoquant une nouvelle détérioration de la situation humanitaire. Plus de 52 000 personnes ont été tuées, selon les autorités sanitaires palestiniennes, qui ne distinguent pas entre civils et combattants.

Mardi, Donald Trump a créé la stupeur en Israël en affirmant que seuls 21 des 59 otages encore retenus par le Hamas seraient encore en vie, contre les 24 officiellement reconnus par Israël. Un responsable israélien a confirmé que trois otages étaient portés disparus sans signe de vie récent, mais restaient officiellement considérés comme vivants. Le Forum des familles d’otages a exigé des explications du gouvernement et demandé l’arrêt immédiat de la guerre tant que tous les otages n’ont pas été libérés.

Sur le plan diplomatique, le Qatar et l’Égypte ont indiqué mercredi que leurs efforts de médiation se poursuivaient sans relâche, même si aucun progrès concret n’a été annoncé. Israël reste inflexible, exigeant le démantèlement total des capacités militaires et politiques du Hamas, tandis que le mouvement islamiste propose une libération complète des otages en échange d’un cessez-le-feu et d’un retrait israélien.

Parallèlement, les tensions se sont également accrues entre Israël et les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran. Ces derniers ont tiré un missile balistique ayant atterri près de l’aéroport international de Tel Aviv. Israël a répliqué par une série de frappes aériennes, ciblant notamment l’aéroport de Sanaa. Un accord annoncé par les États-Unis avec les Houthis prévoit l’arrêt des attaques contre leurs navires, mais ne couvre pas Israël, suscitant l’inquiétude de Tel Aviv. Un responsable israélien a déclaré que cet accord avait été conclu sans consultation préalable et pourrait prolonger les hostilités entre Israël et les Houthis.

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