Hamas avertit qu’aucune trêve intérimaire n’est possible sans perspective d’un cessez-le-feu permanent
Hamas avertit qu’aucune trêve intérimaire n’est possible sans perspective d’un cessez-le-feu permanent

LE CAIRE – Le porte-parole de la branche armée du Hamas a déclaré vendredi que le mouvement palestinien était favorable à une trêve intérimaire dans la guerre de Gaza, mais qu’en l’absence d’accord dans les négociations en cours, il pourrait revenir à exiger un accord global pour mettre fin définitivement au conflit.

Dans un discours télévisé, Abu Ubaida, porte-parole des Brigades al-Qassam, a affirmé que le Hamas avait déjà proposé à plusieurs reprises de libérer tous les otages détenus dans la bande de Gaza en échange d’un cessez-le-feu permanent, mais que ces offres avaient été systématiquement refusées par Israël.

Ces déclarations surviennent alors que les médiateurs du Qatar et de l’Égypte, soutenus par les États-Unis, mènent depuis plus de dix jours des pourparlers sur une proposition de trêve de 60 jours. Ce plan prévoit la restitution de dix otages vivants, ainsi que des corps de dix-huit autres, contre la libération de Palestiniens emprisonnés par Israël. Les discussions butent toutefois sur plusieurs points, notamment les cartes de retrait de l’armée israélienne, les modalités d’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, et les garanties d’une fin durable de la guerre.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans un communiqué diffusé après un appel avec le pape Léon XIII, a affirmé que les efforts d’Israël pour parvenir à un accord sur les otages et instaurer une trêve temporaire n’avaient « pas encore trouvé d’écho favorable du côté du Hamas ».

Abu Ubaida a toutefois averti que si « l’ennemi persiste dans son obstination » et échoue une nouvelle fois à conclure un accord, le Hamas ne pourrait plus garantir sa disposition à accepter des arrangements partiels ou des propositions limitées, comme celle portant sur les dix captifs.

Deux responsables du Hamas ont indiqué à Reuters que les discussions n’avaient débouché sur aucune avancée significative et qu’aucun compromis n’avait encore été trouvé sur les principaux différends. Le mouvement palestinien insiste pour que tout accord inclue un engagement explicite à mettre fin à la guerre, tandis que le gouvernement israélien exige, en préalable, le désarmement complet du Hamas et l’expulsion de ses dirigeants de Gaza.

Depuis le début de la guerre, déclenchée après l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, au moins 58 600 Palestiniens ont été tués, selon les autorités sanitaires de Gaza. Du côté israélien, près de 1 650 personnes, dont 1 200 lors de l’attaque initiale, ont péri dans le conflit.

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