Des frappes israéliennes ont tué vendredi au moins 40 Palestiniens dans la bande de Gaza, principalement dans la ville de Gaza, selon les autorités sanitaires locales. Malgré les ordres d’évacuation répétés de l’armée israélienne, de nombreux habitants refusent de quitter leurs foyers, faute d’endroit sûr où se réfugier.
Les bombardements ont touché plusieurs immeubles résidentiels, dont certains abritaient des Palestiniens déjà déplacés par les combats. Des images montrent des colonnes de fumée s’élevant au-dessus de la ville, tandis que des civils tentaient de fuir les zones visées.
Israël affirme avoir intensifié ses opérations militaires contre le Hamas, tout en annonçant l’élargissement du passage de l’aide humanitaire. L’armée israélienne assure avoir triplé le nombre de camions autorisés à entrer dans l’enclave, une déclaration accueillie avec scepticisme par de nombreuses ONG qui estiment que l’aide reste largement insuffisante.
L’ONU a de nouveau condamné les ordres d’évacuation israéliens, jugeant qu’ils plaçaient les civils dans une situation impossible et appelant à un cessez-le-feu immédiat. L’organisation internationale a souligné que les déplacements forcés, combinés aux frappes continues, aggravaient une crise humanitaire déjà catastrophique.
Ces violences s’inscrivent dans une escalade régionale qui dépasse les frontières de Gaza, avec des tensions croissantes au Yémen et au Liban. Elles soulignent l’urgence d’un règlement politique que la communauté internationale peine encore à imposer face à l’enlisement du conflit.