Dans la banlieue de Beyrouth, la foule rend hommage au commandant du Hezbollah tué par Israël (AP)
Dans la banlieue de Beyrouth, la foule rend hommage au commandant du Hezbollah tué par Israël (AP)

Des centaines de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de Haytham Ali Tabtabai, haut responsable militaire du Hezbollah, tué dimanche par une frappe aérienne israélienne malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis un an plus tôt. Le cortège, compact et silencieux, a traversé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, où les partisans ont salué le commandant en brandissant drapeaux et portraits.

La mort de Tabtabai a ravivé les craintes d’une reprise de l’escalade entre Israël et le Hezbollah, un an après la mise en place d’une trêve censée stabiliser la frontière. Israël a poursuivi ses frappes ciblées au Liban et en Syrie depuis ce cessez-le-feu, affirmant riposter à des tirs ou à des menaces provenant de groupes alliés à l’Iran.

Selon des sources sécuritaires, Tabtabai était l’une des figures les plus expérimentées de la branche militaire du Hezbollah. Sa mort représente un coup dur pour le mouvement chiite, déjà sous pression face à la détérioration de la situation économique et politique au Liban.

Les autorités israéliennes n’ont pas commenté directement l’opération. Un analyste régional a estimé qu’Israël pourrait s’appuyer sur des outils d’intelligence artificielle pour identifier et localiser des responsables du Hezbollah considérés comme des cibles stratégiques. Cette évolution technologique pourrait accroître les tensions en rendant certaines frappes plus fréquentes et plus précises.

Le Hezbollah a promis de répondre « au moment et à l’endroit appropriés », tout en accusant Israël de violer délibérément les engagements de la trêve. Les habitants de la banlieue sud craignent désormais un cycle de représailles susceptible de faire dérailler les efforts diplomatiques menés par les médiateurs internationaux.

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