Les États-Unis envisagent de traiter jusqu’à 4 500 demandes d’asile par mois émanant de Sud-Africains blancs, selon un document contractuel du United States Department of State daté du 27 janvier et cité par Reuters. Cet objectif dépasserait largement le plafond global de réfugiés annoncé par le président Donald Trump pour l’exercice fiscal 2026.
La Maison Blanche a officiellement fixé à 7 500 le nombre total de réfugiés que les États-Unis devraient accueillir dans le monde pour l’année fiscale 2026. En interne, des plafonds plus élevés — entre 40 000 et 60 000 — avaient été évoqués auparavant. Au 31 janvier, environ 2 000 Sud-Africains blancs étaient déjà entrés aux États-Unis dans le cadre d’un programme lancé en mai 2025, même si le rythme des admissions s’est récemment accéléré.
Pour soutenir cette initiative, Washington prévoit d’installer des structures modulaires sur le site de son ambassade à Pretoria afin de faciliter le traitement des dossiers. Cette organisation logistique témoigne d’une volonté d’accroître rapidement les admissions en provenance d’Afrique du Sud, alors que les demandes d’asile d’autres régions ont été fortement réduites.
Selon une source, l’ensemble du programme américain d’admission des réfugiés reste suspendu jusqu’au 9 mars en raison d’un engorgement administratif, ce qui pourrait ralentir la mise en œuvre de ce nouvel objectif.
Ce projet suscite déjà des interrogations, notamment sur la cohérence entre le plafond global annoncé et le volume prévu pour un seul pays, ainsi que sur les implications diplomatiques et humanitaires d’une telle réorientation des priorités en matière d’asile.