Les États-Unis estiment que le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza s’accompagnerait d’une forme d’amnistie pour le mouvement palestinien, a indiqué lundi un responsable américain.
S’exprimant sous couvert d’anonymat, ce responsable a tenu ces propos au lendemain de l’annonce par l’armée israélienne de l’identification de la dépouille du dernier otage israélien détenu à Gaza. Washington et Israël accentuent désormais la pression sur le Hamas pour qu’il dépose les armes, conformément au plan de reconstruction de Gaza soutenu par les États-Unis.
« Nous entendons beaucoup de leurs représentants parler de désarmement. Nous pensons qu’ils vont le faire », a déclaré le responsable américain. « S’ils ne désarment pas, ils auront violé l’accord. Nous estimons que le désarmement s’accompagne d’une forme d’amnistie et, franchement, nous pensons disposer d’un programme de désarmement très solide. »
L’ambassade d’Israël à Washington n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires sur la question de savoir si les autorités israéliennes accepteraient une amnistie pour les membres du Hamas qui remettraient leurs armes.
Selon le plan en 20 points du président Donald Trump pour Gaza, une fois tous les otages libérés, les membres du Hamas prêts à s’engager dans une coexistence pacifique et à se désarmer pourraient bénéficier d’une amnistie. Le texte prévoit également que ceux qui souhaiteraient quitter Gaza pourraient se voir garantir un passage sûr vers des pays d’accueil.
L’armée israélienne a annoncé lundi que la dépouille du policier Ran Gvili, dernier otage israélien retenu à Gaza pendant plus de 840 jours, avait été identifiée et serait rapatriée pour être inhumée, un événement perçu en Israël comme une étape majeure dans la première phase du processus visant à mettre fin au conflit.