L’administration du président américain Donald Trump envisage d’instaurer un plafond annuel de 40 000 réfugiés, avec un quota particulièrement centré sur les Sud-Africains blancs, ont indiqué vendredi plusieurs sources proches du dossier à Reuters. Cette orientation marquerait une nouvelle rupture avec la tradition américaine d’accueil plus diversifié de populations déplacées.
Selon ces informations, environ 30 000 Afrikaners, issus de la minorité blanche d’Afrique du Sud, pourraient bénéficier de ce programme. L’argument avancé par les partisans de ce plan serait la volonté d’accorder une protection particulière à une communauté qu’ils considèrent comme menacée dans son pays d’origine.
Depuis l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche, le nombre total d’admissions de réfugiés a fortement diminué, atteignant des niveaux historiquement bas. Le projet actuel s’inscrirait dans cette logique de restriction, tout en privilégiant certains profils jugés culturellement ou politiquement compatibles avec les priorités de l’administration.
Les discussions internes portent également sur la manière dont ces réfugiés seraient accueillis et intégrés, certains responsables estimant que leur maîtrise de l’anglais et leur proximité culturelle faciliteraient leur adaptation aux États-Unis.
Cette orientation suscite cependant de vives critiques parmi les défenseurs des droits humains et les associations de réfugiés, qui dénoncent une politique discriminatoire. Ils rappellent que d’autres populations, déplacées par les guerres ou les persécutions à travers le monde, restent dans des situations d’urgence humanitaire bien plus critiques.
Si elle est confirmée, cette décision illustrerait une nouvelle étape de la politique « America First » appliquée aux migrations, où les critères idéologiques et identitaires priment sur les besoins humanitaires universels. Le débat promet de s’intensifier à l’approche de l’échéance présidentielle.