Le président argentin Javier Milei a remporté une victoire éclatante aux élections législatives de mi-mandat. Son parti La Libertad Avanza a recueilli près de 41 % des voix, selon les résultats officiels partiels, devançant très largement le bloc péroniste Fuerza Patria (24,5 %). Un score historique qui renforce considérablement la position du chef de l’État à mi-chemin de son mandat.
Un succès qui consolide le pouvoir du président libertarien
Avec cette percée, Milei voit sa base parlementaire presque doubler. Il devrait désormais disposer d’un poids suffisant pour imposer ses grandes réformes économiques : dérégulation du marché, flexibilisation du travail et refonte du système fiscal. Ce scrutin, considéré comme un test décisif après des mois de turbulences monétaires, redonne confiance à ses partisans et rassure ses alliés internationaux, au premier rang desquels Donald Trump, qui a salué « un grand ami de la liberté et du peuple argentin ».
Porté par une inflation ramenée de plus de 200 % à 31 %, Milei revendique le « plus grand ajustement budgétaire de l’histoire ». Mais ce redressement s’est accompagné d’une récession, d’une montée du chômage et d’une société fracturée entre partisans de l’austérité et classes moyennes appauvries.
Cette victoire consolide toutefois la légitimité d’un président en croisade contre l’État-providence et les élites péronistes. Milei, qui promet de « rendre à l’Argentine sa grandeur », s’impose désormais comme la figure les plus iconiques du mouvement libéral mondial et le symbole d’un pays prêt à endurer la rigueur pour retrouver sa souveraineté économique.