Plusieurs pays méditerranéens ont alerté la Commission européenne sur la menace environnementale que représente un méthanier russe endommagé actuellement à la dérive en Méditerranée. Dans une lettre rendue publique lundi, l’Italie, la France et sept autres États membres de l’Union européenne ont demandé une intervention rapide face à ce qu’ils qualifient de danger « imminent et grave ».
Le navire concerné, l’Arctic Metagaz, transporte du gaz naturel liquéfié (GNL) et dérive actuellement dans les eaux internationales entre Malte et les îles italiennes de Lampedusa et Linosa. Selon les signataires de la lettre, l’état du bâtiment, combiné à la nature de sa cargaison, pourrait provoquer une catastrophe écologique majeure au cœur de la zone maritime européenne.
« L’état précaire du navire, combiné à la nature de sa cargaison spécialisée, fait naître un risque imminent et grave de catastrophe écologique majeure au cœur de l’espace maritime de l’Union », souligne le document adressé à Bruxelles et consulté par Reuters.
Le ministère russe des Transports a indiqué que le méthanier avait été endommagé au début du mois après une attaque présumée de drones navals ukrainiens. Selon Moscou, ces drones auraient été lancés depuis les côtes libyennes. Les autorités ukrainiennes n’ont toutefois pas revendiqué cette attaque.
Depuis cet incident, le navire dérive sans équipage dans la région, ce qui complique les opérations visant à sécuriser le bâtiment ou à remorquer sa cargaison vers un port sûr.
Les gouvernements européens redoutent qu’un accident ou une fuite de GNL ne provoque un désastre écologique dans l’une des zones maritimes les plus fréquentées du continent. Ils appellent l’Union européenne à coordonner une réponse rapide afin d’éviter une éventuelle pollution majeure en Méditerranée.