À Washington, un homme accusé d’avoir jeté un sandwich sur un agent fédéral lors de la récente opération de répression du crime menée par le président Donald Trump travaillait au ministère américain de la Justice. L’information a été confirmée jeudi par la procureure générale Pam Bondi, qui a annoncé son licenciement immédiat.
L’accusé, Sean Dunn, 37 ans, collaborait avec des avocats de la division criminelle du ministère sur des affaires internationales, selon un responsable de l’institution. Les faits se seraient produits alors que des agents fédéraux patrouillaient dans la capitale dans le cadre d’un déploiement massif ordonné par Donald Trump. Selon des témoins, Dunn aurait qualifié des policiers de « fascistes » avant de leur lancer un sandwich.
Sur le réseau X, Pam Bondi a réagi vivement : « Je viens d’apprendre que cet accusé travaillait au ministère de la Justice – PLUS JAMAIS. Non seulement il est licencié, mais il est également accusé d’un crime. » L’infraction reprochée, qualifiée d’agression, est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison.
Dunn a plaidé non coupable. Son avocat n’a pas souhaité commenter l’affaire pour l’instant. L’épisode, insolite mais symbolique, intervient alors que l’administration Trump a temporairement pris le contrôle du département de police métropolitain de Washington, en vertu du Home Rule Act, afin de faire face à ce que le président décrit comme une « urgence criminelle » dans la capitale.
Cette mesure controversée, qui s’accompagne du déploiement de la Garde nationale et d’agents fédéraux dans les rues, intervient malgré les données officielles montrant une forte baisse des crimes violents depuis 2023. L’affaire Dunn illustre ainsi les tensions politiques et sociales suscitées par cette stratégie sécuritaire sans précédent.