Le président américain Donald Trump a salué samedi le courage des soldats britanniques ayant combattu en Afghanistan, dans un message publié sur les réseaux sociaux, après une vague de critiques au Royaume-Uni provoquée par ses déclarations récentes sur l’engagement des alliés de Washington.
À l’issue d’un échange avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, Trump a affirmé sur Truth Social que les soldats du Royaume-Uni, qu’il a qualifiés de « grands et très courageux », seraient « toujours aux côtés des États-Unis ». Il a rendu hommage aux 457 militaires britanniques morts en Afghanistan ainsi qu’à ceux qui ont été grièvement blessés, les décrivant comme « parmi les plus grands des guerriers ».
Le président américain a ajouté que le lien entre les forces armées des deux pays était « trop fort pour être brisé » et que le Royaume-Uni était « sans égal, à l’exception des États-Unis ». Ces propos marquent un infléchissement après des déclarations faites jeudi lors d’une interview à Fox Business Network à Davos, où Trump avait mis en doute la fiabilité des alliés de l’OTAN et affirmé que leurs troupes étaient restées « un peu en retrait du front » en Afghanistan.
Ces propos avaient suscité une vive indignation au Royaume-Uni, notamment parmi les familles de militaires tués ou blessés, et conduit Starmer à les qualifier d’« insultants et franchement épouvantables ». Trump n’a toutefois pas présenté d’excuses formelles ni explicitement retiré ses déclarations initiales, comme le chef du gouvernement britannique l’avait suggéré.
Selon les services de Downing Street, la question a été abordée lors de l’entretien téléphonique entre les deux dirigeants, qui ont également évoqué la guerre en Ukraine et la sécurité dans la région arctique. Le bureau du Premier ministre a rappelé que les soldats britanniques et américains avaient combattu « côte à côte » en Afghanistan et que leur sacrifice ne devait « jamais être oublié ».
Les propos de Trump contrastent avec le rôle joué par les alliés après les attentats du 11 septembre 2001, lorsque l’OTAN a activé pour la première fois sa clause de défense collective. Plus de 150 000 soldats britanniques ont servi en Afghanistan, constituant le plus important contingent après celui des États-Unis. L’Italie et la France ont également fait part samedi de leur désapprobation, qualifiant les déclarations initiales du président américain d’« inacceptables ».