Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi une forte hausse des droits de douane sur les automobiles et camions en provenance de l’Union européenne, qui passeront à 25% la semaine prochaine, contre 15% précédemment convenus. Il justifie cette décision par le non-respect, selon lui, de l’accord commercial par Bruxelles.
Cette annonce marque une nouvelle escalade dans les tensions commerciales entre Washington et l’Union européenne. Selon la Maison Blanche, le bloc européen n’aurait pas respecté certains engagements liés à l’accord commercial en vigueur, ce qui aurait motivé cette révision tarifaire.
La réaction européenne ne s’est pas fait attendre. Plusieurs responsables politiques et organisations commerciales ont vivement critiqué une mesure jugée unilatérale et arbitraire. Ils ont averti qu’une réponse ferme de l’Union européenne était désormais envisagée.
Certains observateurs économiques appellent même Bruxelles et Berlin à durcir leur position. Un économiste européen a notamment exhorté les dirigeants à « enfin faire preuve de courage » en mettant en place des droits de douane de rétorsion contre les États-Unis.
Les marchés financiers ont immédiatement réagi à cette annonce. Les actions des grands constructeurs automobiles américains comme Ford, Stellantis et General Motors ont reculé à la suite de l’annonce, reflétant les inquiétudes des investisseurs face à une possible guerre commerciale élargie.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie protectionniste assumée par Donald Trump, qui multiplie les mesures visant à rééquilibrer les échanges commerciaux au profit des États-Unis, au risque de tendre davantage les relations économiques transatlantiques.
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