Le président des États-Unis, Donald Trump, a nommé une responsable du département d’État pour prendre la tête de l’U.S. Agency for Global Media (USAGM), l’organisme public chargé de superviser plusieurs médias internationaux américains.
La candidate proposée, Sarah Rogers, doit encore être confirmée par le Sénat. Elle est connue pour avoir dirigé la campagne de l’administration Trump contre ce qu’elle qualifie de censure en Europe.
L’USAGM supervise plusieurs médias financés par le gouvernement américain, dont Voice of America, qui diffuse des informations dans près de 50 langues à travers le monde.
La nomination intervient dans un contexte de fortes turbulences au sein de l’agence. Plus de 1 300 employés avaient récemment été mis en congé, ce qui a affaibli le fonctionnement de l’organisme et suscité des critiques sur l’avenir de ses activités.
La situation s’est encore compliquée lorsqu’un juge fédéral a invalidé certaines décisions prises par l’ancienne dirigeante de l’agence, Kari Lake, estimant qu’elles violaient la législation en vigueur.
Avec cette nomination, l’administration Trump cherche à stabiliser une institution clé de la diplomatie médiatique américaine, chargée de diffuser l’information à l’étranger et de promouvoir les valeurs démocratiques face à l’influence d’autres puissances médiatiques internationales.