Trump accuse l’Iran d’utiliser l’intelligence artificielle pour manipuler l’opinion publique
Trump accuse l’Iran d’utiliser l’intelligence artificielle pour manipuler l’opinion publique

Le président américain Donald Trump a accusé dimanche l’Iran d’exploiter l’intelligence artificielle comme une « arme de désinformation » afin de manipuler l’opinion publique et de déformer la réalité du conflit impliquant les États-Unis, Israël et la République islamique. Cette accusation intervient dans un contexte de tensions croissantes liées à la guerre et à la bataille de l’information qui l’accompagne.

S’exprimant devant des journalistes à bord d’Air Force One, Donald Trump a mis en garde contre les dangers potentiels de cette technologie. « L’IA peut être très dangereuse, nous devons être très prudents avec elle », a-t-il déclaré. Peu auparavant, le président américain avait publié un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il accusait également certains médias occidentaux, sans fournir de preuves, d’être en « étroite coordination » avec l’Iran pour diffuser de fausses informations générées par intelligence artificielle.

Selon Donald Trump, Téhéran aurait utilisé l’IA pour fabriquer des contenus trompeurs destinés à exagérer ses succès militaires et à semer la confusion. Le président a notamment évoqué trois exemples qu’il considère comme des manipulations. Sur Truth Social, il a affirmé que l’Iran avait diffusé des images de prétendus « bateaux kamikazes » qui n’existeraient pas.

Il a également accusé l’Iran d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour simuler une attaque réussie contre le porte-avions américain USS Abraham Lincoln, une affirmation qui, selon lui, viserait à donner l’impression d’un avantage militaire iranien dans le conflit.

Ces déclarations interviennent alors que les relations entre la Maison Blanche et certains médias américains se tendent davantage. Donald Trump critique régulièrement la couverture médiatique de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, estimant qu’elle est biaisée ou trompeuse.

La polémique s’est accentuée après les propos du président de la Commission fédérale des communications (FCC), Brendan Carr, qui a menacé samedi de retirer la licence de diffuseurs qui ne « rectifieraient pas le tir » dans leur couverture du conflit. Cette prise de position a ravivé les débats sur la liberté de la presse et sur les pressions exercées par le pouvoir politique sur les médias.

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