La Turquie travaille avec les États-Unis à une possible levée des sanctions imposées au titre de la loi américaine CAATSA avant les élections de mi-mandat prévues en novembre, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan. Il a toutefois précisé qu’Israël s’opposait à une telle évolution.
Les sanctions avaient été imposées en 2020 par Washington à l’encontre d’Ankara après l’acquisition par la Turquie de systèmes de défense antimissile russes S-400. Cette décision avait provoqué une crise diplomatique entre les deux alliés de l’OTAN et entraîné l’exclusion de la Turquie du programme d’avions de combat F-35.
Ankara a toujours dénoncé ces mesures, les qualifiant d’injustes et d’illégales. Les autorités turques estiment que leur exclusion du programme F-35 a porté atteinte à leurs intérêts stratégiques et économiques, alors même que la Turquie avait participé financièrement au projet.
Selon Hakan Fidan, des discussions sont en cours avec Washington en vue d’un règlement du différend avant le scrutin américain de novembre. Il n’a toutefois pas donné de calendrier précis ni détaillé les modalités d’un éventuel accord.
La question des sanctions CAATSA demeure un point sensible dans les relations bilatérales. Toute avancée sur ce dossier pourrait avoir des implications importantes pour la coopération militaire et stratégique entre les deux pays, dans un contexte international marqué par de fortes tensions régionales.