La campagne militaire américaine contre l’Iran a placé le président chinois Xi Jinping sur la défensive à l’approche d’un sommet prévu avec le président américain Donald Trump, selon des responsables et analystes interrogés par Reuters. Pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois, Washington a engagé son armée contre un partenaire proche de Pékin, une dynamique qui pourrait renforcer la position de M. Trump dans ses négociations avec son homologue chinois.
Donald Trump doit se rendre à Pékin fin mars. Cette visite intervient après deux événements majeurs : la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’un raid américain à Caracas en janvier, et la guerre aérienne menée par les États-Unis et Israël qui a abouti samedi à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. L’Iran et le Venezuela comptaient parmi les principaux fournisseurs de pétrole de la Chine.
Les contours du sommet restent incertains, et l’administration Trump indique qu’il devrait être centré sur les questions commerciales, sans garantir qu’il aura effectivement lieu. Il y a encore une semaine, Donald Trump semblait se rendre à Pékin en position de faiblesse après qu’une décision de la Cour suprême américaine a invalidé une grande partie de ses droits de douane.
Mais la situation a évolué. Selon des observateurs, Xi Jinping pourrait désormais se retrouver déstabilisé, peinant à opposer une réponse énergique à ce qui constitue la plus importante opération militaire américaine depuis la guerre en Irak. L’offensive contre l’Iran, en frappant un partenaire stratégique de Pékin, rebat ainsi les cartes diplomatiques à la veille d’un face-à-face crucial entre les deux dirigeants.