Les parlementaires péruviens ont élu mercredi José Balcazar président par intérim du pays, au lendemain de la destitution de José Jeri. Âgé de 83 ans, le député de gauche dirigera le Pérou jusqu’aux élections générales prévues en avril, devenant ainsi le huitième président en huit ans dans un pays en proie à une instabilité chronique.
José Balcazar succède à José Jeri, évincé par le Congrès après seulement quatre mois de mandat à la suite d’un scandale lié à des rencontres non divulguées avec un homme d’affaires chinois. Le nouveau chef de l’État assumera également la présidence du Congrès, conformément aux dispositions institutionnelles en vigueur.
À l’issue d’une session parlementaire de plusieurs heures, Balcazar a été élu par 64 voix contre 46 face à la candidate de centre-droit Maria del Carmen Alva. Aucun des quatre candidats initiaux n’avait obtenu la majorité simple au premier tour, un revers inattendu pour Alva, considérée comme favorite.
Lors de la cérémonie d’investiture, José Balcazar a déclaré : « Je défendrai la souveraineté de la nation, l’intégrité physique et morale de la République et l’indépendance de ses institutions démocratiques », après avoir reçu l’écharpe présidentielle.
Depuis 2018, le Pérou traverse une période de turbulences politiques marquée par une succession rapide de présidents. Cette instabilité reflète une fracture persistante entre l’exécutif et le Congrès ainsi qu’un système partisan fragmenté, peinant à former des coalitions durables et à assurer une gouvernance stable.