La diplomatie russe a dénoncé jeudi un rapport de l’école de santé publique de Yale affirmant que Moscou organise la rééducation forcée d’enfants ukrainiens, en le qualifiant de « propagande anti-scientifique » fondée sur des données « douteuses ».
Selon ce document publié par Yale, plus de 210 sites auraient accueilli des enfants ukrainiens déportés afin de suivre une formation militaire, d’apprendre la fabrication de drones ou de subir d’autres formes de « rééducation » orchestrées par la Russie. L’étude estimait en juin que près de 35 000 enfants avaient été illégalement déplacés ou déportés depuis l’Ukraine.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a rejeté ces conclusions, affirmant que personne ne fournissait de preuves tangibles et accusant les auteurs du rapport de diffuser des mensonges. « C’est de la propagande, pleine de fabrications, et il est honteux qu’une institution comme Yale s’y associe », a-t-elle déclaré lors d’un point presse à Moscou.
Depuis le début du conflit, Kiev et ses alliés accusent Moscou d’avoir déporté des milliers d’enfants ukrainiens, certains étant placés dans des familles d’accueil en Russie. Moscou, de son côté, affirme que ces transferts relèvent d’« évacuations humanitaires » destinées à protéger les mineurs des combats.