Milan - la police disperse des manifestants près d’un site olympique à coups de gaz lacrymogène (AP)
Milan - la police disperse des manifestants près d’un site olympique à coups de gaz lacrymogène (AP)

La police italienne a fait usage de gaz lacrymogène et d’un canon à eau samedi à Milan pour repousser des dizaines de manifestants violents qui tentaient d’accéder à une autoroute à proximité d’un site des Jeux olympiques d’hiver. Les heurts ont éclaté à l’issue d’une vaste manifestation majoritairement pacifique dénonçant l’impact environnemental des Jeux et la présence d’agents américains en Italie.

Selon les autorités, des protestataires ont lancé des pétards et cherché à se rapprocher de la patinoire olympique de Santagiulia, où doivent se dérouler des épreuves de hockey sur glace. La confrontation a été brève et les forces de l’ordre ont empêché l’accès au site, tandis que la foule principale — composée notamment de familles et d’étudiants — s’était déjà dispersée.

Plus tôt dans la journée, un groupe de manifestants masqués avait déclenché des fumigènes et des pétards sur un pont surplombant un chantier situé à environ 800 mètres du village olympique, qui accueille près de 1 500 athlètes. Des fourgons de police et des barrières métalliques temporaires sécurisaient les accès routiers, alors qu’une forte présence policière encadrait l’ensemble du parcours de la manifestation.

Les autorités ont indiqué que les perturbations et la fermeture temporaire de certaines routes n’avaient pas affecté le transport des athlètes vers leurs sites de compétition, tous situés en périphérie de Milan. La manifestation coïncidait avec la visite du vice-président américain JD Vance, présent en ville à la tête de la délégation américaine lors de la cérémonie d’ouverture vendredi.

La mobilisation visait également la présence annoncée d’agents américains de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), déployés pour assurer la sécurité de la délégation américaine. Les autorités ont précisé qu’il s’agissait d’agents spécialisés dans les enquêtes transfrontalières et non de responsables chargés des expulsions, et qu’ils n’étaient pas appelés à intervenir dans l’espace public italien.

Lors de la marche pacifique, que la police a estimée à environ 10 000 participants, des manifestants portaient des silhouettes en carton représentant des arbres abattus pour la construction de la nouvelle piste de bobsleigh à Cortina. Des pancartes dénonçaient le contournement des procédures légales pour les grands projets d’infrastructure et la crainte que les coûts et les dettes liés aux Jeux ne soient, à terme, supportés par les contribuables italiens. D’autres slogans visaient les sponsors liés aux énergies fossiles et qualifiaient les Jeux d’« infernaux ».

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