L’OTAN a débuté lundi de vastes exercices militaires dans l’Arctique européen, mettant pour la première fois un accent particulier sur le rôle des populations civiles dans le soutien aux forces armées en cas de conflit.
Ces manœuvres, baptisées Cold Response, se déroulent du 9 au 19 mars en Norvège et dans les régions environnantes. Environ 25 000 soldats provenant de 14 pays membres de l’alliance participent à cet entraînement de grande ampleur.
Les exercices visent à tester la capacité de l’OTAN à défendre ses territoires dans l’Arctique, une région stratégique où plusieurs pays de l’alliance, notamment la Norvège et la Finlande, partagent des frontières avec la Russie.
Cette édition met davantage l’accent sur la préparation des infrastructures civiles et la coopération entre les forces militaires et les populations locales. L’objectif est d’évaluer comment les services civils, les transports, les communications ou encore les systèmes énergétiques pourraient soutenir une opération militaire dans des conditions extrêmes.
Les manœuvres interviennent dans un contexte de tensions géopolitiques accrues dans la région arctique. Elles coïncident notamment avec des frictions diplomatiques entre les États-Unis et le Danemark au sujet du Groenland, territoire autonome danois qui revêt une importance stratégique croissante.
L’exercice Cold Response s’inscrit désormais dans le cadre de la mission Arctic Sentry, une initiative de l’OTAN destinée à renforcer sa présence et ses capacités de défense dans les zones polaires face aux enjeux sécuritaires émergents.