Le chef de la police britannique a assuré que Londres connaissait une amélioration nette de sa sécurité, en dépit des déclarations de responsables étrangers et de figures publiques évoquant une prétendue flambée de la criminalité dans la capitale.
Selon Mark Rowley, commissaire de la Metropolitan Police, le taux d’homicides à Londres est tombé à son plus bas niveau par habitant depuis plus de dix ans. Il a également affirmé que la capitale britannique affichait des niveaux de criminalité violente inférieurs à ceux de grandes villes comme New York ou Los Angeles, ainsi qu’à de nombreuses capitales européennes.
D’après les données de la police, 97 homicides ont été recensés à Londres en 2025, soit une baisse de 11 % par rapport à l’année précédente. Les violences ayant entraîné des blessures ont, elles, diminué d’environ 20 % depuis 2014. Ces chiffres sont corroborés, selon Rowley, par les statistiques hospitalières.
Dans une tribune publiée dans la presse britannique, le responsable policier a dénoncé la diffusion de récits exagérés sur l’insécurité, parfois alimentés par des vidéos truquées ou générées par intelligence artificielle. Il estime que certains discours en ligne relèvent davantage de stratégies politiques ou idéologiques que d’une analyse fondée sur les faits.
Ces propos répondent notamment aux critiques du président américain Donald Trump, qui a récemment affirmé que certaines zones de Londres seraient devenues dangereuses et échappaient au contrôle de la police. Le milliardaire Elon Musk a lui aussi évoqué, par le passé, une montée inévitable de la violence dans la capitale britannique.
Le maire de Londres Sadiq Khan a salué ces statistiques, affirmant que les preuves montrent un recul réel de la criminalité violente. Il reconnaît toutefois que la perception du public reste négative, en raison notamment de la forte hausse de délits comme le vol à l’étalage, qui atteint des niveaux records et alimente un sentiment d’insécurité au quotidien.
Les autorités soulignent ainsi le décalage persistant entre les données officielles et le ressenti d’une partie de la population, un enjeu central pour les politiques de sécurité à venir.