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Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, à la veille de nouvelles discussions entre Téhéran et Washington destinées à désamorcer le contentieux nucléaire.

Cette rencontre intervient dans un climat de forte tension, marqué par l’absence de signaux clairs de compromis entre les deux parties et par la menace persistante d’une action militaire américaine.

Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, ordonnant le déploiement d’un second groupe aéronaval dans la région, en plus des bâtiments et avions déjà positionnés. Washington a également laissé entendre qu’une option militaire restait sur la table en cas d’échec des négociations.

En parallèle, l’Iran a conduit des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz afin de démontrer sa capacité à répondre à toute attaque. Téhéran affirme être prêt à accepter des limitations sur son programme nucléaire en échange d’un allègement substantiel des sanctions économiques.

L’International Atomic Energy Agency demande par ailleurs des clarifications sur des quantités d’uranium enrichi dont la traçabilité reste incertaine, un point susceptible de compliquer les discussions.

Ces pourparlers s’inscrivent dans une phase diplomatique fragile, après plusieurs mois d’escalade et de frappes. Si les deux camps affirment privilégier une solution négociée, leurs positions demeurent éloignées, laissant planer l’incertitude sur l’issue des négociations.

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