Les groupes armés chiites alliés de l’Iran au Liban et en Irak ont intensifié leurs attaques contre Israël et les États-Unis, montrant que l’alliance régionale connue sous le nom d’« Axe de la résistance » reste capable de frapper malgré les revers subis ces derniers mois.
Selon des sources sécuritaires et des responsables proches de ces groupes, les milices soutenues par Téhéran ont renforcé leur participation au conflit régional. Cette mobilisation intervient alors que l’Iran fait face à une pression militaire croissante depuis le début de la guerre lancée fin février par Israël et les États-Unis.
Au Liban, le mouvement chiite Hezbollah a participé à une attaque coordonnée avec les Gardiens de la révolution iraniens. Selon des responsables israéliens, environ 200 roquettes ont été tirées vers Israël, même si seules deux auraient atteint le territoire israélien.
En Irak, plusieurs milices chiites alliées à l’Iran ont également intensifié leurs opérations ces derniers jours. Des sources sécuritaires affirment que des attaques de drones et de missiles contre des intérêts américains dans le pays se sont multipliées au cours des trois à quatre derniers jours.
Ces groupes font partie de ce que Téhéran appelle l’« Axe de la résistance », un réseau d’organisations armées comprenant notamment le Hezbollah au Liban et diverses milices en Irak. Cette alliance a été fragilisée ces derniers mois après les pertes subies pendant la guerre de Gaza, mais elle demeure capable de mener des opérations coordonnées dans la région.
D’autres alliés de l’Iran pourraient également entrer dans le conflit. Au Yémen, le mouvement des Houthis n’a pas encore participé directement aux combats. Toutefois, leur chef Abdul Malik al‑Houthi a récemment déclaré que son groupe était prêt à intervenir si la situation l’exigeait.
Les Houthis disposent notamment de capacités pour perturber la navigation maritime autour de la péninsule Arabique et en mer Rouge, comme ils l’ont déjà fait lors de la guerre de Gaza. Une telle escalade pourrait accentuer l’instabilité régionale et aggraver les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux.